Le soutien indispensable aux radios associatives : un enjeu démocratique

Le projet de loi de finances 2026 prévoit une réduction drastique du budget du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) : il passerait de 35 millions d’euros à 19 millions, soit une baisse de 44 %

Cette coupe menace gravement plus de la moitié des radios associatives françaises ainsi que près de 80 % des emplois du secteur. Les radios associatives assurent une mission d’intérêt général : elles informent sur les territoires, donnent la parole à ceux qu’on n’entend pas ailleurs, forment des animateurs et techniciens, soutiennent la culture locale. Réduire leur financement revient à affaiblir le pluralisme de l’information, la cohésion sociale et l’éducation aux médias.

Lors de son intervention sur France Info le 17 octobre, Sylvain Delfau, président du Syndicat National des Radios Libres (SNRL) et directeur de La skol, a qualifié cette mesure de « budget du silence ». Il a souligné que ce n’était pas une économie neutre mais un choix politique : « Cibler les radios associatives, c’est s’attaquer à toutes les radios. »

Pourquoi La Skol soutient ce combat

En tant que structure de formation et de prestation dédiée aux métiers de la radio et du podcast, La Skol défend chaque jour la valeur de la voix radiophonique. Nos animateurs, techniciens et élèves incarnent la diversité, l’engagement local et la création sonore. Les radios associatives sont des laboratoires de talents.
Un affaiblissement massif de leur modèle mettrait en péril une dynamique de formation indispensable au développement des médias audio de demain — un impact direct pour La Skol et ses partenaires.

Ce que vous pouvez faire

  • Solliciter vos réseaux, vos étudiants, vos partenaires, vos bénévoles pour alerter élus et parlementaires : il est vital de préserver le FSER à son niveau de 2025. Kit de communication à votre disposition
  • Mobiliser collectivement pour que le débat public reconnaisse que les radios associatives ne sont pas un coût mais un investissement dans la démocratie et la formation des jeunes aux métiers de l’audio.